Pas de police à l’université

pres-de-rouen.un-homme-tue-moto-apres-le-vol-du-deux-rouesLe mardi 15 mars s’est tenue à l’université, sur le campus de Mont-Saint-Aignan, une assemblée générale qui a réuni une centaine d’étudiant.e.s et une dizaine d’enseignant.e.s-chercheur.e.s, ainsi qu’un inspecteur du travail et des collègues du secondaire venus contribuer à éclairer le projet de loi dite « travail ». Par un vote majoritaire, cette assemblée a décidé l’occupation de l’amphithéâtre Axelrad pour en faire un lieu d’information, de discussion, de projections de films liés au travail et à la précarité, et d’élaborations collectives.

Or, le soir même, les forces de police sont intervenues à la demande de monsieur le président de l’université, Cafer Özkul, présent lors de l’évacuation policière des lieux. Celle-ci s’est déroulée sans violence ni interpellations. Il n’empêche : ce recours à la police est contraire à la tradition des franchises universitaires.

Nous tenons à exprimer notre opposition à toute intervention policière à l’université contre des initiatives décidées en assemblée générale au cœur d’une mobilisation qui nous concerne toutes et tous. Nous soulignons également la légitimité, pour les étudiant.e.s et personnels mobilisé.e.s, à disposer d’un lieu comme l’amphithéâtre Axelrad, et nous demandons à monsieur le président de l’université d’en garantir l’accès, dans le respect de l’intégrité et de la propreté de ce lieu. Au sein d’un mouvement massif d’opposition au projet de loi « travail », de tels espaces de débats sont nécessaires et correspondent aussi à l’esprit de formation critique qui nous anime comme enseignant.e.s.

Premiers signataires : Ludivine Bantigny (histoire), Anne Boissel (psychologie), Déborah Cohen (histoire), Sophie Devineau (sociologie), Violaine Girard (sociologie), Eric Laugerotte (informatique), Ludovic Mignot (informatique), Bruno Vivicorsi (psychologie), ainsi que la CGT-université de Rouen – UD CGT

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