Dans le monde professionnel du négoce et de la distribution en gros volumes, un texte juridique régit les rapports entre patrons et employés. La convention collective commerce de gros constitue le socle réglementaire qui garantit un cadre protecteur pour les travailleurs tout en organisant les obligations patronales. Ce document détermine les salaires minimums, les horaires, les pauses et les compensations financières applicables au quotidien.
En bref
- La durée maximale de travail est fixée à 10 heures par jour, extensible à 12 heures dans des cas exceptionnels limités à 10 fois par an
- Les salaires minima 2025 débutent à 1 817,10 euros brut mensuel pour un ouvrier niveau I échelon 1, avec application du SMIC si supérieur
- Les congés exceptionnels incluent 4 jours pour un mariage, 3 jours pour décès du conjoint ou d’un enfant, et maintien à 100% du salaire en maternité après un an d’ancienneté
- Le contingent d’heures supplémentaires s’établit à 180 heures annuelles dans le secteur alimentaire, avec compensation financière majorée ou repos
- Les employeurs doivent respecter des périodes d’essai variant de 2 à 4 mois selon la catégorie professionnelle et assurer la sécurité des salariés avec équipements adaptés
Quels sont les droits et devoirs liés à la convention collective commerce de gros ?
La convention collective commerce de gros encadre les relations de travail pour plus de 420 000 salariés en France. Elle fixe les règles que doivent respecter les employeurs et les droits dont bénéficient les salariés dans ce secteur d’activité.
Cette convention définit précisément les conditions de travail, les grilles de salaires, les congés et les obligations de chaque partie. Elle complète le Code du travail en offrant souvent des avantages supplémentaires aux salariés.
Les employeurs doivent appliquer cette convention si leur activité principale entre dans son champ d’application. Les salariés peuvent s’y référer pour connaître leurs droits en matière de rémunération, de temps de travail et de congés.
Champ d’application de la convention collective commerce de gros
Secteurs concernés par la convention collective commerce de gros
La convention collective commerce de gros s’applique aux entreprises dont l’activité principale concerne le commerce de gros. On distingue deux grandes familles : le secteur alimentaire et le secteur non alimentaire.
Le commerce de gros alimentaire regroupe la vente en grandes quantités de produits destinés à la revente. Le commerce non alimentaire couvre un large éventail de marchandises vendues aux professionnels.
Pour déterminer si votre entreprise relève de cette convention, vous devez vérifier votre code NAF/APE. Le code 4633Z correspond typiquement aux activités couvertes.
Activités spécifiques sous la convention collective
Certaines activités spécialisées entrent également dans le champ d’application. Le commerce de gros de produits laitiers, d’œufs, d’huiles et de matières grasses comestibles en fait partie.
La vente de denrées périssables en gros est aussi concernée. Le commerce par automates entre dans ce cadre lorsqu’il constitue l’activité principale de l’entreprise.
Les entreprises doivent s’assurer que leur activité principale correspond bien aux critères définis. En cas de doute, nous conseillons de consulter l’IDCC de la convention ou de contacter la Direccte.
Les conditions de travail prévues par la convention collective
Durée du travail et temps de repos
La durée quotidienne maximale du travail est fixée à 10 heures par jour. Cette limite peut être portée à 12 heures dans des situations exceptionnelles, mais seulement 10 fois par an.
La répartition du temps de travail offre plusieurs possibilités. Les salariés peuvent travailler sur 4, 4,5 ou 5 jours par semaine selon l’organisation de leur entreprise.
La modulation du temps de travail permet d’adapter les horaires aux besoins de l’activité. L’entreprise doit respecter une moyenne de 35 heures par semaine sur l’année, avec un plafond de 1 600 heures annuelles.
Cette souplesse aide à gérer les périodes de forte activité tout en garantissant un équilibre. Les périodes creuses compensent les périodes chargées sans générer systématiquement d’heures supplémentaires.
Heures supplémentaires et contingents
Les heures supplémentaires sont soumises à un contingent annuel qui varie selon le secteur. Dans le secteur alimentaire, ce contingent est de 180 heures par an.
Ces heures peuvent être rémunérées avec une majoration ou compensées par du repos. Le délai pour prendre ce repos compensateur est de 4 mois maximum.
L’employeur doit informer les salariés des modalités de compensation. Un suivi précis des heures effectuées garantit le respect des droits de chacun.
Les congés et absences des salariés
Congés payés et congés exceptionnels
Les salariés bénéficient des congés payés légaux complétés par des congés exceptionnels pour événements familiaux. Ces jours supplémentaires facilitent l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
La convention prévoit des durées spécifiques selon les événements :
- 4 jours pour un mariage
- 3 jours pour le décès du conjoint ou d’un enfant
- 2 jours pour le décès des parents
- 1 jour pour une naissance ou une adoption
Ces congés s’ajoutent aux congés payés annuels. Ils ne peuvent pas être refusés par l’employeur dès lors que le salarié justifie de l’événement.
Le déménagement peut également donner droit à un jour de congé exceptionnel selon les dispositions de l’entreprise. Ces avantages renforcent la protection des salariés lors de moments importants.
Congés de maternité et paternité
Les congés de maternité respectent les dispositions légales tout en offrant des avantages supplémentaires. Les salariées ayant au moins un an d’ancienneté bénéficient d’un maintien de salaire à 100% pendant leur congé.
Pour les cadres, le maintien du salaire est de 75% durant les 4 premières semaines. Cette protection financière permet aux jeunes mères de se concentrer sur leur santé et celle de leur bébé.
Des dispositions particulières existent aussi pour la grossesse et l’allaitement. Les salariées enceintes peuvent bénéficier d’aménagements de poste ou d’horaires selon leur situation.
La rémunération et les primes dans la convention collective
Grilles de salaires et minima au 1er janvier 2025
Les salaires minima sont fixés par niveau et échelon dans des grilles précises. Au 1er janvier 2025, un ouvrier de niveau I à l’échelon 1 perçoit 1 817,10 euros brut mensuel.
L’employeur doit appliquer la rémunération la plus favorable au salarié. Si le SMIC est supérieur au minimum conventionnel, c’est le SMIC qui s’applique.
Le SMIC s’élève à 1 801,80 euros brut par mois depuis novembre 2024. Les grilles de salaires évoluent régulièrement pour tenir compte de l’inflation et de l’évolution du coût de la vie.
Primes et indemnités prévues
La convention prévoit plusieurs types de primes qui complètent le salaire de base. Une prime exceptionnelle de 20% du salaire minimum récompense l’obtention de certificats de qualification professionnelle.
Le travail en chambre froide donne droit à des majorations spécifiques. Les salariés exposés à des températures négatives bénéficient de contreparties financières pour compenser la pénibilité.
Le travail de nuit, entre 21h et 6h, ouvre droit à des compensations. Le travail exceptionnel le dimanche ou lors de jours fériés prévoit une majoration de salaire de 100%, plus une journée compensatoire dans certains cas.
Les obligations des employeurs selon la convention collective
Les employeurs doivent respecter de nombreuses obligations pour garantir les droits des salariés. L’affichage obligatoire des informations légales dans l’entreprise constitue une première exigence.
La tenue de registres des heures travaillées permet un suivi précis du temps de travail. Ce document sert de preuve en cas de litige sur les heures effectuées.
Le document unique d’évaluation des risques professionnels doit être mis en place et régulièrement actualisé. Il identifie les dangers potentiels et les mesures de prévention à appliquer.
Les règles d’hygiène, de sécurité et de santé au travail sont renforcées dans certains secteurs. Pour le travail en chambre froide, l’employeur doit prévoir 10 minutes en atmosphère positive toutes les 2 heures.
La fourniture de vêtements de protection adaptés est obligatoire pour les postes exposés. Ces équipements garantissent la sécurité et le confort des salariés dans leurs missions quotidiennes.
Les périodes d’essai varient selon la catégorie professionnelle : 2 mois pour les employés et ouvriers, 3 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 4 mois pour les cadres. Un renouvellement peut être possible dans certains secteurs comme les produits surgelés.
Les délais de préavis en cas de licenciement ou démission sont également encadrés. Ils vont de 1 mois pour les ouvriers et employés à 3 mois pour les cadres, en passant par 2 mois pour les agents de maîtrise.
FAQ
Quelle convention collective pour le commerce de gros ?
La convention collective applicable au commerce de gros est la convention collective générale qui porte l’IDCC 0573. Elle fixe les règles régissant les relations de travail dans ce secteur, tant pour les employeurs que pour les salariés.
Quelle est la grille de salaire pour le commerce de gros en 2025 ?
La grille de salaire pour le commerce de gros en 2025 définit des salaires minima au 1er janvier 2025. Par exemple, un ouvrier de niveau I à l’échelon 1 percevra 1 817,10 euros brut mensuel, suivant les niveaux et échelons précisés dans cette grille.
Quel est le préavis de démission dans le commerce de gros ?
Le préavis de démission dans le commerce de gros dépend du statut. Pour les ouvriers et employés, le préavis est d’un mois, tandis que pour les agents de maîtrise, il est de deux mois, et il peut atteindre trois mois pour les cadres.
Quel est le salaire minimum conventionnel pour le commerce de gros ?
Le salaire minimum conventionnel pour le commerce de gros est fixé par les grilles de salaires de la convention collective. Actuellement, il est établi en fonction des niveaux et échelons, avec un minimum à 1 817,10 euros brut mensuel pour un ouvrier de niveau I à l’échelon 1 en 2025.
Quels sont les droits des salariés dans le commerce de gros ?
Les droits des salariés dans le commerce de gros incluent des conditions de travail précises, des congés payés, le respect des grilles de salaires et la possibilité de bénéficier de primes ou indemnités. La convention garantit également un encadrement des heures de travail.
Quelles sont les obligations des employeurs dans le commerce de gros ?
Les obligations des employeurs dans le commerce de gros incluent le respect des dispositions de la convention collective, la tenue de registres de travail, l’affichage des informations légales et la mise en place de mesures de santé et de sécurité au travail.

Propriétaire et bricoleur du dimanche, j’ai appris sur le tas en rénovant ma propre maison. Entre erreurs et réussites, j’ai accumulé pas mal d’expériences que j’essaie de partager ici de façon simple. L’objectif ? Éviter aux autres les difficultés que j’ai connues !






